(...)

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS DE MEURTRES A SAINT-JEAN-DE-LUZ

(...)

Le commissaire regarda un instant Julien. Décidément, il ne changeait pas. Le teint toujours hâlé, pour ne pas dire bronzé, il portait ses cheveux gris depuis vingt ans sans que cela ne le vieillisse. Toujours vêtu de son blouson en daim marron clair, d’un pantalon noir, et d’une chemise également noire, il arborait ses quelque 45 ans – le patron n’avait jamais su son âge réel - avec la satisfaction de ne pas avoir de ventre et de savoir encore faire la différence entre un uppercut et un jab, souvenirs de quelques années de boxe amateur. Quant à ses yeux, variant du marron au vert foncé, ils avaient ce petit quelque chose de sentimental qui plaisait à certaines femmes mais en faisait fuir aussi beaucoup.

Franck considérait son subalterne comme un élément précieux en qui il avait une totale confiance. Julien était ce genre de type qui ne suivait qu’une seule ligne droite, et on pouvait se lever de bonne heure pour le faire changer d’itinéraire. Il était ce que Franck appelait « un type bien ».

- Bon, allons aux faits. Il y a une semaine, on a retrouvé au pied d’une falaise de Saint-Jean-de-Luz...

(...)

 

copyright ©

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×